Cimetière Japonais

Sylvie

Après le vieux cimetière de Bukit Brown

Le Bidadari Garden 

Et Kranji War Memorial

J’ai visité le parc cimetière japonais la semaine dernière.

Sans titre

Un peu d’histoire:

Ce sont 3 propriétaires de maisons closes japonaises (Futaki Takajiro, Shibuya Ginji et Nakagawa Kikuzo) qui ont fait don de 7 acres.
Des terrains où se développaient des hévéas (arbres à caoutchouc). Ils furent utilisés comme lieu de sépultures pour les jeunes femmes prostituées japonaises (appelée Karayuki-san).
Ces femmes furent achetées et importées du Japon vers le reste de l’Asie. Sans argent, sans famille, elles sont mortes dans la pauvreté.
Le 26 juin 1891, le gouvernement colonial britannique a officiellement accepter que ces terrains deviennent un cimetière.

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Pendant la deuxième Guerre mondiale (1942-1945) , le cimetière a été utilisé pour enterrer les civils (marchants…) et les soldats japonais.

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Depuis 1973, plus personne ne peut y être enterré.
Ce cimetière est l’un des 42 cimetières où le gouvernement a interdit d’y ajouter de nouvelles sépultures.
Les jeunes prostituées japonaises, des civils et des soldats restent dans cet endroit à jamais.

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Un monument aux morts de la guerre. Erigé pendant l’occupation à Bukit Batok.

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Ce parc cimetière est le plus important en Asie du Sud-Est,  il nous raconte l’histoire qui lie le Japon et Singapour.
C’est l’Association des Japonais de Singapour qui l’entretient. Cette endroit est très souvent visité par des étudiants japonais, des résidents et des touristes.
Les pierres tombales sont soigneusement disposées dans un environnement calme et paisible. En harmonie avec la nature, le cimetière est très tranquille.

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Dalles de pierre portant les noms des officiers de l’armée tués pendant la guerre.

1891: Le gouvernement  donne sont approbation pour utiliser ce terrain pour les Japonais
1915: Mise en place de l’Association japonaise, elle gère ainsi le cimetière.
1942: Durant la guerre, la gestion du cimetière a été transféré au  » Shonan Service Association ».
1957: L’association japonaise a été repris  en main le cimetière et continue de  l’entretenir.
1973: Le gouvernement interdit la pose de nouvelle sépulture.
1985: Le Temple a été reconstruit et Sodoshu en fait don à l’Association.
1986: Le gouvernement de Singapour publie un avis de réquisition du cimetière japonaise. L’ambassadeur, Hiroshi Hashimoto, lance une pétition et demande une prolongation de bail de 30 ans à partir du 5 Janvier 1989, avec une option de 20 ans. Prolongation qui fut accordée. Le cimetière a été rénové en conformité avec la loi Singapourienne pour la célébration du 30e anniversaire de l’ Association japonaise.

Le nom a été changé de « Cimetière Japonais  » à  » Parc cimetière Japonais »

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Toutes ces tombes appartiennent à des prostituées.

Le cimetière mesure 29 359 m2 et possède 910 tombes.

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Plan du cimetière.

Personnages ou monuments célébres

Hinomoto Guardian Deity (Hinomoto divinité gardienne)

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Ce mémorial a été construit à la mémoire des 41 civils japonais qui sont morts dans le camp de Jurong. Ils attendaient d’être rapatriés après la défaite japonaise.

 

Rubber Tree (Hévéa)

Cet arbre, le plus grand,  fait partie du Patrimoine de Singapour depuis avril 2006. Classé, il rappel les arbres à caoutchouc qui étaient plantés sur ce terrain à l’époque.

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War Memorial

Il est érigé en la mémoire de ceux qui ont perdu la vie pendant la guerre du Pacifique.

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Charnel

Ici sont conservé les restes du premier résident japonais de Singapour. Les cendres de M. Yamamoto Otokichi sont enterrée sous ce Charnel.

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Otokichi (alias John Mattew Ottoson ) est né dans le village de Onoura à Chita District d’ Owari (aujourd’hui Mihama ville de la préfecture d’Aichi) au Japon.

En 1832, à 14 ans, il était marin à bord du navire  » Hojun -maru  » qui partit de la baie d’Ise à Tokyo. Après une tempête, le navire dériva sur la mer pendant 1 an et 2 mois avant d’atteindre la côte Américaine.

Otokichi a pu faire le tour du monde, ce fut un grand voyageur!

Mais la politique d’isolement du Japon refusa son retour dans son pays d’origine. Il a cependant toujours été fier d’être japonais.

Plus tard, Otokichi vécut à Macao, à Shanghai, en Chine avant d’émigrer à Singapour. Il est devenu le premier résident japonais à Singapour.

Il épousa une Malaise et mourut à l’âge de 49 ans.

En février 2004, M. Leong Foke Meng du SLA  et avec l’aide du  NEA ont permis de confirmer que Otokichi avait été enterré au cimetière de Choa Chu Kang.

Le 27 Novembre 2004,  Mihanma ville japonaise, Singaporue Tourimse Bateau (STB) et NES de Singapour ont lancé conjointement l’exhumation des restes de Otokichi. Les restes ont été incinérés et les cendres ont été déposées dans le columbarium du cimetière japonais.

Le 17 février 2005, une délégation d’environ 100 résidents de la ville de Mihama en visite à  Singapour, ont ramenés au Japon une partie des cendres de Otokichi. Réalisant ainsi sont  retour à la maison, après 173 années de voyage hors de son pays.

 

Prayer Hall

Bien que de nombreuses statues de Bouddha y sont installées, la salle de prière a été construit à des fins non-religieux. Elle a remplacé un vieux temple.

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salle des prières qui a remplacé le vieux temple Saiyuji.

 

Memorial Plaza

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Harimau Tani Yutaka (enterré dans cette partie du cimetière) est connu sous le nom Harimau (mot malais pour Tigre) était un agent secret de l’armée japonaise. Il est décédé dans un hôpital à Singapour.
Sa vie a été romancée et jouée au cinéma.

 

Futabatei Shimei
Un mémoriel dédié à un célèbre romancier qui tomba malade en Russie et est décédé en route vers le Japon.

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Pierre tombale en forme de lanterne. 

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Appartenant à  Kantaro Ueyama,  il périt dans un accident d’avion à Sembawang en 1942, ce fut le premier fils de Eiichiro Ueyama (l’inventeur de l’encens en spirale contre les moustiques).

 

 

Le maréchal comte Terauchi

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Commandant de l’armée Japonaise impériale pendant la Guerre du Pacifique.
Il est mort de maladie à Johor Bahru après la guerre. Ses cendres ont été envoyé à sa famille au Japon. Ses vestiges et son insignes sont enterré dans le cimetière.

 

Karayuki-san
Pendant l’ère Meiji, de nombreuses jeunes filles japonaises issus de ménages pauvres ont été vendus et envoyée pour travailler en Asie du Sud-Est.
Considéré comme Karayuki-san (prostituées), beaucoup d’entre elles sont morte à Singapour. Avant la rénovation du cimetière, les sépultures étaient identifiées par de simples morceaux de bois. Après la rénovation, la ville intervient dans des tombes en pierres pour toutes ses jeunes femmes.

494 tombes sont identifiables. Elles ne portent que le nom de leurs occupantes. Une enquête en 1947 montrent qu’il y a probablement beaucoup plus de tombent de Karayuki-san (prés de 1270.)

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Tombe un peu plus élaborée avec un portail, une porte en fer… Très certainement la tombe d’un riche marchant.

Statues jizo habillés

Une rangée de Jizo bodhisatta statues. Saint bouddhiste dont les statues parsèmes les campagnes et les cimetières au Japon.

Informations:

Adresse: 825B Chuan Hoe Avenue

Ouvert de 8am à 7pm

MRT: Kovan MRT

Sites interessants:

http://blog.omy.sg/jerome/2012/12/18/the-dead-do-tell-tales/

http://thecopydog.blogspot.sg/2013/06/the-japanese-cemetery-park.html

http://lionraw.com/2013/05/07/thejapanesecemeteryparkinsingapore/

 

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